COMAQ-V2-coulComment le marché est en mesure de répondre à mes besoins ? Est-ce que mes exigences sont réalistes par rapport au  budget disponible ? Est-ce que je paye selon la juste valeur du marché ?

Comment peut-on revoir notre stratégie d’approvisionnement en faisant bénéficier la Ville d’un meilleur pouvoir d’achat, tout en ayant à cœur de répondre aux besoins de la communauté ?

Ce sont quelques exemples de questions qu’un expert en approvisionnement doit se poser par rapport à la concurrence, avant d’entreprendre des démarches pour rédiger un document d’appel d’offres. Pour éviter de subir les répercussions d’un marché de monopole, il est primordial de définir la stratégie d’achat appropriée. En ce sens, voici quelques pistes de bonnes pratiques.

Analyse des besoins

L’expert en approvisionnement doit aider le requérant à déterminer ses besoins, sans tomber dans le piège d’un devis dirigé vers un produit spécifique. Il faut plutôt être en mesure de décrire les besoins opérationnels, déterminer les enjeux et considérer la disponibilité du marché selon le pouvoir d’achat et la localisation de la Ville. Il est primordial d’établir une estimation de la dépense afin de respecter notre capacité financière. Il est important de se rappeler que nous gérons des fonds publics et que nous sommes redevables vis-à-vis les contribuables!

Analyse de marché

Peu importe la nature de notre achat, nous devons explorer le marché afin de le connaître et d’identifier ses limitations. Cette analyse permettra de cibler le moment propice pour solliciter le marché. Est-il plus avantageux de soumettre un appel d’offres au cours de l’automne, de l’hiver, du printemps ou de l’été ? À cette étape, la planification de nos appels d’offres devient primordiale afin de stimuler la concurrence.

Mode de sollicitation

Une fois que l’expert en approvisionnement connaît suffisamment le marché, il doit faire preuve de créativité afin d’identifier les meilleurs outils pour solliciter les fournisseurs potentiels, tout en stimulant une saine et loyale concurrence. Par exemple, la durée d’un contrat peut permettre d’attirer de nouveaux soumissionnaires. Plus un contrat est long, plus il est facile pour eux d’amortir leurs coûts fixes. Un autre moyen de favoriser la concurrence peut être de joindre un regroupement pour ainsi augmenter son pouvoir d’achat, ou d’utiliser des critères de pondération afin d’établir le meilleur rapport qualité/prix. Par conséquent, l’ouverture à un marché plus large permet d’obtenir de meilleurs prix.

Diagramme texte pour SAM 2017

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Mélanie Normandin, LL.B, OMA
Chef de division – approvisionnement et contrôle financier des travaux publics, Ville de Beloeil

Isabelle Lazure, OMA
Chef de section – Division de l’acquisition de biens et services, Ville de Montréal